Rechercher dans ce blog

Chargement...

samedi 31 mars 2012

Renaître de ses cendres

Vous avez été nombreux à me suivre dans cette expérience.
De mars à octobre 2011, j'ai publié sur ce blog 45 chroniques à vocations humoristique et satirique.
Après un temps de repos de quelques mois, histoire de me ressourcer, je vous présente un nouveau concept tout aussi cinglant et qui, je l'espère, vous fera rire : il s'agit de Réquisitoires.
Je vous laisse donc les découvrir à cette adresse :



lundi 17 octobre 2011

Il n’y a pas que Liliane qu’on devrait mettre sous tutelle !

Comme Jacques Chirac, Mme Bettencourt (pas la sauvage, l’autre) aurait des signes d'anosognosie. Oui l’anosognosie, c’est quand malgré les avis des experts on ne sait pas qu’on est malade. À ne pas confondre avec la fonction publique, où là, malgré les avis des experts on s’efforce de croire qu’on est malade! Reste à savoir si l’héritière de L’Oréal est atteinte de « démence mixte » parce qu’elle le vaut bien. En tout cas, on comprend mieux tous ces petits chèques distribués un peu partout, bah oui, Alzheimer stade « modérément sévère » est passé par là ! Mais si l’anosognosie fera triompher Chirac, on ne peut pas en dire autant pour la belle au bois dormant, aujourd’hui mise sous tutelle !
Non les menaces de mémé Lily de quitter la France en cas de mise sous tutelle n’ont pas effrayé le juge des tutelles qui, contrairement au FISC, n’aurait pas vu de changement dans son porte-monnaie dans un tel cas. Sachant également que le placement sous tutelle interdit toutes actions patrimoniales à l’intéressée, la quasi-grabataire n’aurait de toute façon pas pu quitter le pays !

Plus on est de fous, plus on rit dirons-nous ! Alors soit, revenons sur la pseudo prise d’otages d’aujourd’hui. « Aucune idéologie politique, aucune religion » énonçait M. X (serais-je donc le seul à ne pas révéler son identité ?) en braquant le pôle le moins efficace de la Recherche en France, j’ai nommé Pôle Emploi. « 45 ans, intelligence moyenne, culture moyenne, sans talents particuliers, français moyen », que dire de plus ? Alors le vilain monsieur s’est fait plaisir niveau revendications ; au lieu de commander une pizza il a dit tout haut ce que tout le monde dit tout haut depuis des années : « les CDI sont introuvables » ! Ensuite, après avoir cogité deux-trois minutes, il s’est souvenu de « l'impunité totale de certains extrémistes qui ont la liberté, pour faire valoir leur idéologie, de désinformer sciemment et officiellement, lyncher, ratonner, réaliser des chasses à l'homme, commettre des meurtres ». Véritable entrepreneur de conscience collective, M. Denisot (eh merde je l’ai dit !) en a profité pour citer le massacre du 17 octobre 1961, confondant la démission de Sarkozy, avec des menaces d’antisémitismes, et autres billevesées.
 Un massacre que François Hollande, désormais candidat du PS pour la présidentielle, s'est fait une « joie » de reconnaitre. Il était là, lui. Il était sur le pont de Clichy en guise de recherche électorale, pardon, de solidarité avec les familles endeuillées ! Avant de manger le « pain noir » promis par une droite en manque de considération, le PS n’en demeurait pas moins présent à la commémoration du 50e anniversaire, contrairement à un État démocratique, parfois appelé Pays des Droits de l’Homme quand ça l’arrange, toujours incapable de renier la version officielle de Papon sur ces cadavres mystérieusement retrouvés.

Mais pour revenir à cette « Primaire citoyenne » du PS, les gueules récalcitrantes des cols blancs s’en émoustillent encore et encore. Selon M. Guaino, « Le géné­ral de Gaulle a voulu une élec­tion à deux tours, pas à quatre tours ». Doit-on rappeler que le général de Gaulle situait la fonction présidentielle au-dessus des contingences politiques, et que par conséquent, dénigrer un parti pour le sien est purement contraire à l’idée Gaulliste ?
Alors que M. Fillon félicite le PS pour cette initiative à laquelle il aimerait sans doute participer en 2017, M. Copé quant à lui, s’en mord les doigts, lui qui s’était auto-proclamé candidat UMP pour les prochaines élections. D’ailleurs, il réunira l’UMP dès demain pour une convention anti-PS nommée  « Le projet socialiste à la loupe : le grand malentendu » ; convention qui n’a pas grand intérêt puisque critiquer les dispositions qui les dézinguent ne fera pas avancer le Schmilblick !  
« Franchement voir Arnaud Montebourg et Manuel Valls se serrer la main et s'auto-congratuler derrière le même candidat, cela mérite un bon film comique » a dit M. Mariani, oubliant sans doute la complicité de M. Borloo et de M. Guéant, unis derrière le président. Et Mme Morano d’ajouter une allusion à Walter Veltroni, investi à 75 % des voix comme candidat par la gauche italienne, mais ayant perdu quelques mois plus tard lors des législatives face au Dieu du sexe Silvio Berlusconi.

Bref, vous l’aurez compris, la Primaire a fait mal à la Droite, comme un nouveau-né vient prendre l’attention du fils jadis unique. Le combat risque donc d’être risible et à coups de « gauche molle » et autres coquecigrues !
__________________________________________________
Chronique(s) sur le même sujet :
- Pour la droite, l'emmerdant c'est la Rose !

dimanche 2 octobre 2011

Pour la droite, l’emmerdant c’est la Rose !

« Dans la vie, au début on naît, à la fin on meurt. » Entre les deux il y a le Parti socialiste !
Nous sommes à une époque où le meurtre ne surprend plus. Que ce soit à coups de poignard dans la rue à Toulouse ou à coups de bousculade sur les rails du métro à Paris ; en passant par les coups de seringue légalisés aux États-Unis, ou encore les coups de poings en gériatrie à Nîmes, non les tueries ne nous font plus vibrer comme au bon vieux temps ! Oublié le temps des tentatives de régicide, aujourd’hui même les critiques se font vides… Alors heureusement qu’il existe des socialistes pour mettre un peu de piquant à la morne et diurne vie que nous traînons depuis déjà trop longtemps.

Samedi dernier, le Sénat passait à gauche. Samedi 1er, le président Larcher passait l’arme à gauche ! Véritable séisme politique à environ sept mois de la présidentielle, toute la droite a frémi. Plus que tout leur argent, c’est leurs visages qui ont blanchi ces jours-ci.
Pour la première fois, le Parlement s’est dévergondé. Et pour la première fois, le Gouvernement s’est mis à compter. En effet, Valérie Pécresse a vu dans cette défaite la « logique arithmétique des élections locales » : une sorte de fatalisme et de mathématiques mélangés dans un bordel complet. Quant à Gérard Larcher, il a su expliquer le phénomène par la « crise économique et financière » et le récent plan de rigueur, c'est beau ! Mais parler de victoire de la gauche aux cantonales, régionales et municipales, c’est éviter de parler de la défaite de la droite dans sa politique nationale.

Flatter l’électorat, voilà bien une chose qu’on apprend à l’école des partis ! Alors pourquoi ces réformes territoriales et cette taxe professionnelle ? N’est-ce pas du suicide politique ? Le meilleur reste qu’avec un slogan tel que « ensemble tout devient possible », les listes dissidentes étaient plus nombreuses à droite qu’à gauche ! Il n’y a qu’à voir la divergence des réactions des personnalités politiques de droite : entre un Raffarin qui criait « rien est joué » concernant l’élection du président du Sénat, et un Copé qui scandait « les vrais rendez-vous, c’est l’année prochaine », il semble que la soudure ait sauté ! Finalement, c’est le socialiste Jean-Pierre Bel qui a été élu, enfonçant l’épine de la rose un peu plus profond dans le tronc du pommier.
Bien sûr, tout parti a ses candidats, et tout candidat devient vautour quand il s’agit de gagner des voix. C’est donc tels des rapaces que Martine Aubry et François Hollande se sont empressés de s’exprimer dans les couloirs du Sénat. On imagine la course poursuite ayant eu lieu de la rue Solferino au Palais du Luxembourg, elle en voiture, lui en scooter ! Désunis dans l'union, faut-il en arriver là pour gagner ? La réponse est forcément positive quand on voit « la conquête » de notre omni-président. A la course, il faut aussi allier les médias : cette machine à sondages, cette machine à pensées préfabriquées, cette machine qui mâchent les idées avant de nous les faire avaler !

Ainsi c’est toujours François Hollande qui est largement en tête des intentions de vote pour la Primaire socialiste avec 42%, suivi par Martine Aubry, puis par Ségolène Royal.  Faut-il se demander sur quoi sont basés les sondages ? On peut y songer quand on voit qu’ils savent déjà qu’au second tour François Hollande obtiendrait 59% contre 41% à Martine Aubry ! Sympathisants socialistes, n’allez plus voter, l’Ifop le fait pour vous ! Il ne reste plus qu’à attendre le sondage sur le nombre de « bisous » qu’a fait Dominique dans sa vie, ça promet d’être surprenant !
__________________________________________________
Chronique(s) sur le même sujet :
- Il n'y a pas que Liliane qu'on devrait mettre sous tutelle ! 

samedi 17 septembre 2011

Journées du patrimoine : Sarkozy et DSK, les monuments à ne pas manquer !

Ce samedi, à l’occasion des journées du patrimoine, une centaine de braves gens s’en sont allés découvrir le palais de l’Élysée, reçus par le couple présidentiel. Nous voici au XXIe siècle, la mode a changé : talons hauts pour monsieur, ballerines pour madame ; elle enceinte jusqu’aux dents, lui en feinte à plein temps !
 Aux vues des applaudissements de la foule à l’arrivée du monarque et du nombre de poignées de main, on pouvait rester dubitatif quant à l’intention des visiteurs. Ce n’est seulement que lorsque les deux Rock stars se sont mises à signer des autographes, en posant pour les photos, qu’on a compris que la France était en crise ! Le musée Grévin c’est trop cher, venez les voir en vrai : c’est gratuit et « oh mon dieu ils bougent » ! Bon l’inconvénient, c’est que dans les deux cas, il y a beaucoup de chinois. Ça c’est imparable en France, il n’y a que les chinois pour apprécier ce dont les français se foutent royalement ! Aujourd’hui, notre président était d’humeur joyeuse, oubliant son poids dans les sondages, se permettant même un « Toute la Chine est là » devant des petits chinois s’empressant d’ouvrir leur dictionnaire pour savoir quelle bonne parole avait pu prononcer le petit homme blanc à la Rolex au poignet.

Trêves de choses sérieuses, ce n’est quand même pas tous les jours qu’on peut savoir où vont nos impôts ! Les visiteurs ont donc pu le découvrir aujourd’hui : un palais de l’Élysée avec des façades rénovées et restaurées ! Les braves gens ont par ailleurs découvert le salon Murat ; vous savez, le salon de thé où se tiennent les grandes réunions des grands travailleurs de notre pays portant sur les grands sujets (autres que de connaître la diversité des menus du Ritz) : oui voilà, c’est le conseil des ministres ! Sans oublier le salon Napoléon III qui, à l’image de notre président, reste sobre et humble, ou encore les merveilleuses voitures qui ont trimbalé les incorrigibles présidents depuis 1898 !
Mais peut-on participer à la 28e édition des journées du patrimoine sans (re)visiter notre Bisounours national ? C’est donc ce dimanche, au 20 heures de TF1, que DSK s’exprimera sur l'affaire Nafissatou Diallo. Il répondra aux vilaines questions « non préparées » de la violente et désinvolte Claire Chazal, ennemie jurée d’Anne Sinclair, cocue multirécidiviste de Gaston. Mes Kenneth Thompson et Douglas Wigdor, avocats de la victime accusée, craignent la partialité de TF1. Là je dis : c’est vraiment mal connaître cette chaîne multiculturelle et objectivée régulièrement grâce à une équipe de choc menée par Pernaut, Dechavanne et Castaldi ! Mais pour reprendre les mots de Natacha Polony : « Il nous a fait un retour en France façon otage libéré absolument abjecte ». Selon Anne Mansouret, « c'est un communicant qui a préparé cette intervention avec une armée de conseillers et de trainings divers et variés pour arriver à dire exactement la parole qui convient avec le clin d’œil qu'il faut etc. de façon à enfumer l'opinion publique. »

On se souvient qu’en juillet, Gaston voulait engager une procédure pour dénonciation calomnieuse lorsqu’il entendit les faits évoqués par bientôt la plus célèbre des écrivaines sans avoir été lue, j’ai nommé Tristane Banon. Oui, selon lui, c’était du pipo ! Le viol était imaginaire  et ressortait sûrement de fantasmes inavoués de la jeune demoiselle. Et c’est marrant, mais lorsque cette dernière a porté plainte pour tentative de viol, Gaston a retrouvé une partie de la mémoire ! Oui, monsieur reconnait avoir fait des avances et un baiser volé mais non, ah ça non, pas de tentative de viol ! Attendons quelques mois que la mémoire lui revienne… ou pas !
__________________________________________________
Chroniques sur le même sujet :
- La France ira jusqu'au bout de sa connerie
Quand la sexualité des dirigeants fait souffrir
- DSK, l'étalon en déambulateur a encore frappé

lundi 12 septembre 2011

11 septembre : Laissons à César ce qui est à César !

Ce weekend, on a mangé du 11 septembre à haute dose ! Aussi indigeste que la chèvre du Périgord débusquée par un Pernaut aliéné, les images des tours étaient tristement moroses. Du déjà vu, des pleurs en guise de leurre, des larmes qui coulent sur les armes, et le pays du crime qui montre une rancœur sincère envers tous les barbus portant un turban.
Non mais j’aurais pu apprécier le spectacle si notre American président n’avait pas sorti ses vérités personnelles à portée générale ! Le problème avec notre petit Nicolas, c’est qu’il a tendance à se prendre pour la France au point de penser à la place de ceux qui n’ont pas voté pour lui, tout en oubliant de satisfaire ceux qui ont voté pour lui. Alors bon, ça va bien cinq ans tout ça mais on s’en lasse vite. Et puis à cela on peut ajouter un léger problème de géographie lui faisant croire que le père noël se cache dans le pétrole des dictatures orientales et africaines ; que la France est un état des États-Unis, et que l’Élysée est dans le même couloir que le bureau ovale ! N’en déplaise aux Roms expulsés, si le gamin est d'origine Hongroise, c’est bien du sang Ketchup-Coca qui coule dans ses veines ! 

Aux vues de ses pulsions guerrières qui nous auraient fait perdre nos soldats en Irak au lieu de les perdre en Afghanistan, et auraient plongé l’économie au même point que la guerre en Libye nous l’a mise aujourd’hui, le superman rendrait presque la mère patrie et son général cocus. Cet adultère liberticide, illustré par l’entrée de la France dans l’OTAN, n’est pas sans rendre l’écume à la paupière lourde des vrais patriotes, tout en exaspérant les braves gens aux insurrections toujours sourdes. 

Non, monsieur le président, je ne me suis pas senti frappé personnellement quand les avions se sont écrasés le 11 septembre 2001 ! Non, monsieur le président, je ne me suis pas senti américain quand j’ai vu tous ces morts, bien au contraire ! Et si les États-Unis nous ont jadis aidé en envoyant mourir leurs hommes sur nos plages, cela ne justifie pas cet américanisme aussi soudain qu’une envie de pisser ! Sachez qu'aucune idéologie, aucune idée n'est digne d'un trépas ! Non l’American way of life ne me tente pas, et les conséquences de leurs actes ne me regardent pas. Et si notre hyper-président a bien revu sa copie avant de nous narrer ses flashbacks de Neuilly, peut-être a-t-on oublié de lui parler d’un autre 11 septembre, et de la véritable face des États-Unis ?
C’était en 1973, au Chili. Notre petit Nicolas avait 19 ans. L’élection d’Allende n’arrangeait pas le business américain. Alors neuf mois après son élection, un triste 11 septembre, la junte militaire menée par Pinochet et soutenue par les États-Unis renversa le président socialiste, le poussant au suicide. Et alors que Kissinger se faisait prix Nobel, 17 ans de dictature suivirent ce triste matin et ce, avec l’éternelle tape américaine sur l’épaule d’Augusto ! 

Tout pays a ses points noirs et autres comédons populaires, j’en conviens. Mais il en va de soi qu’on ne glorifie pas un pays comme les États-Unis parce qu’ils n’ont pas compris qu’en pillant les continents, tout en bombardant des territoires qui ne leur appartiennent pas, leur propre population se ferait alpaguer par leurs propres inventions. L’arroseur arrosé de kérosène ça n’est pas glorieux certes, mais cela ne concerne pas les français !

mercredi 31 août 2011

La polémique à la française, c'est toujours une histoire de sexe(s) !

Aujourd’hui, revenons sur notre spécialité française : l’engouement pour les polémiques !
Experts en la matière sur tout et n’importe quoi, place à celle sur la « théorie du genre », ou le genre de théories qui sait fâcher les bons hommes de vertu et ce, à quelques jours seulement de la rentrée scolaire ! C’est que les nouveaux programmes du lycée en SVT, comparés à ceux d’Endemol, sont des plus violents et indécents ! Non mais sérieusement : entre perversion, dépressions, suicides d’un côté ; et éducation sexuelle de l’autre, il n’y a pas photo ! Me vient alors une envie de prendre ma carte à l’UMP, de bénir l’enseignement catholique, de coller partout dans les rues des affiches du collectif de la Droite « populaire », et de ne plus parler à ma femme de ménage « qu’est franchement pas de bonne famille ».

Le drame, voyez-vous, c’est que Simone de Beauvoir n’est plus qu’un nom qu’on n’ose à peine évoquer dans les dîners mondains, peut-être parce que l’on en a peur, peut-être parce qu’on ne l’a point lue, ou peut-être parce que Marc Lévy a pris le dessus ! Alors le « On ne naît pas femme, on le devient », c’est un peu une blague qu’aurait pu dire Castaldi à Dechavanne entre deux plateaux. Et aussi certain que deux et deux font quatre (si on ne prend pas en compte les niches fiscales), les bonnes gens sont persuadés que c’est l’organe à la naissance qui fait ce que nous sommes. C’est pourtant dur à croire quand on voit que certains technocrates n’ont « pas de couilles » tout en ayant des enfants ! Mais que voulez-vous ? La philosophie c’est pour les pauvres gauchos, pour ceux qui ont du temps à perdre parce que leur vie n’est pas ornée de Palaces et de Festivals dorés. 
Les petits bourgeois auraient-ils peur que leurs enfants, au lieu de passer leur Œdipe sur leur prof remplaçante, goûtent aux plaisirs de la luxure bisexuelle, homosexuelle, ou encore transsexuelle entre camarades de classe ? « Ah ça non ! On n’veut pas d’une tafiole à la maison. Nan mais Oh ! Y a des claques qui se perdent là ! ». Mince alors ! Dans la tête d’un républicain, il n’y a pas assez de neurones pour comprendre que l’identité sexuelle est « construite tout au long de notre vie, dans une interaction constante entre le biologique et le contexte socioculturel ». Les questions de société dans l’esprit des politiques, c’est comme les traces d’Épicurisme sur les cravates des ministres : ça fait toujours tâche !

La polémique semblait suffisante pour aujourd’hui, mais le secrétaire d'État au Tourisme en a décidé autrement ! Mais oui vous savez bien de qui je parle, non ? Mais si ! Celui qui lit Zadig et Voltaire, et qui s’habille chez Honoré de Balzac ! Oui, voilà : Frédéric Lefebvre ! Donc monsieur persiste et signe : le chômage est dû à notre forte natalité ! On se souvient qu’une allusion, faite par une autre personnalité politique, liait immigration et chômage.  Sous-entendez par-là, si l’on pousse le raisonnement vers l’Extrême, que sans immigration, moins de natalité, moins de chômage, moins de pauvres, moins d’emmerdements quoi ! Ah tout est plus simple quand on est de droite !
Rive Gauche, l’ambiance n’est pas mieux ! En attendant le retour tant inespéré du queutard prodigue, qui après avoir vider la bourse Grecque vidait les siennes, les soutiens socialistes se font plus rares. Déjà que Guérini plombe l’ambiance du PS en ce temps de primaire où certains primaires font leur loi, mais DSK qui s’ajoute, « ce n’est pas le pied » dirait Monsieur Tron. D’où un perceptible ras-le-bol entamé par Michel Rocard à coup de « DSK a visiblement une maladie mentale qui est une difficulté à maîtriser ses pulsions » suivi d’un presqu’ironique « Il est hors du coup, c’est dommage ». Même si cela a fait pâlir Lang et Fabius, les faisant crier à la perte de raison, on a bien vu le sourire gêné d’une Martine Aubry ne pouvant ouvertement enfoncer son ami Gaston mais ne pouvant pas non plus le soutenir à bras ouverts, tout en répondant dans une langue de merisier qu’on aurait polie : « je pense la même chose que beaucoup de femmes sur l'attitude de Dominique Strauss-Kahn vis-à-vis des femmes ». Tatatatam !
__________________________________________________
Chroniques sur le même sujet : 
Quand la sexualité des dirigeants fait souffrir
- DSK l'étalon en déambulateur a encore frappé ! 

dimanche 21 août 2011

Les JMJ : entre dilapidation d’argent et moralisation du contribuable

Aujourd’hui, tournons les projecteurs vers les Journées Mondiales de la Jeunesse de Madrid ; l'événementiel catholique plus suivi que les programmes de TF1 réunis, et désespérément déconcertant !
Le bilan négatif commençait déjà bien mercredi soir. Des défenseurs de la laïcité (140 associations) ayant organisé un rassemblement contre les JMJ ont fait face à quelques « incidents » avec la police, faisant onze blessés. À croire que la pontificis adventum n’était pas porteuse d’un message de paix et de sérénité. En effet, ils étaient près de 4000 à manifester dans Madrid contre la visite de Pope, le tout dans un échange d’insultes. Les brebis sont devenues louves le temps d’une heure ou deux afin de protéger leur dogme et leur gourou.

Tout allait bien, les uns criaient « pédérastes », « le pape est un nazi », et les autres criaient « vive le pape » et « hérétiques ». Mais soudain, les policiers ont interpellé un manifestant anti-pape. Le ton est donc monté, l’arrivée des policiers anti-émeutes n’arrangeant rien. Au bout de sept interpellations et de deux policiers blessés, chacun est rentré gentiment chez soi avec un sentiment d’injustice et d’immobilisme.
Mais le problème des JMJ n’est pas tant la croyance en une religion, c'est plutôt le coût de l’accueil de cet évènement. Dans un État laïc, les impôts ne doivent pas servir des intérêts autres que ceux de la communauté, la liberté de conscience étant de droit. Or, pour les JMJ, près de 10 000 policiers ont été mobilisés ! À cela s’ajoutent les écoles et salles de sports mises à libre disposition des fidèles. Et les exemples d’injustice sont nombreux : le tarif habituel du prix d’un ticket de métro vient de grimper de un euro à un euro cinquante, sauf pour les participants aux JMJ bénéficiant d’une réduction du prix du ticket de métro ! On comprend donc la colère des athées et laïcs qui, dans un État subissant une grave crise économique, n’avaient pas besoin qu’on dilapide leur argent dans le folklore !

Jeudi, le Pape s’est essayé pitoyablement à la critique économique. Selon lui,  « l'économie ne fonctionne pas seulement selon une autorégulation mercantile mais elle a besoin d'une raison éthique de façon à travailler en vue de l'homme ». Dire cela aux jeunes Espagnols frappés à 40% par le chômage, quand on sait que près de 50,5 millions d’euros ont été dépensés pendant ces JMJ, c’est pour le moins très foireux !  Le Pape, qui vit dans un régime autocratique rappelons-le, s’est ensuite permis de critiquer le capitalisme. C’est Karl Marx qui doit se retourner dans sa tombe ! La solution étant toutefois bien différente de ce dernier : il faut en effet « rechercher surtout la vérité qui n'est pas une idée, une idéologie ou un slogan, mais une personne, le Christ ». La prochaine fois que vous irez au Pôle-Emploi, n’oubliez donc pas de «Visez sérieusement l'objectif de la sainteté ».
Vendredi, 1200 religieuses, plus ou moins jeunes, étaient aussi excitées de voir Pope que les ados pré-pubères le sont à la sortie du dernier Twilight ! Et samedi, c’était ambiance Loto avec tirage au sort de quatre jeunes volontaires ingénus, aussi pressés de se faire confesser par le Pape que les enfants le sont d’ouvrir leurs cadeaux au pied du sapin !
Mais le soir, le ciel a déchainé sa colère pendant une demi-heure, osant interrompre le discours du Pape lors de la veillée de prières. Le pauvre homme sous un parapluie, ne parvenait plus à lire son discours sur feuilles trempées. Les bourrasques lui ont même arraché son couvre-chef. Si ce n’est pas un signe ça ! 

Quand on sait en plus que deux cent confessionnaux à l’allure design « dernier cri » ont été installé dans le parc, on se rend bien compte de l’industrialisation de l’Église, de cette usine à pardons ! Par ailleurs, l’endoctrinement des plus jeunes n’est pas sans faire penser à celui d’un régime autocratique avec, en prime, le devoir de convertir son prochain comme l’a rappelé le pape ce dimanche : "Nous ne pouvons pas rencontrer le Christ et ne pas vouloir le faire connaître aux autres. Ne gardez pas le Christ pour vous seuls ! Partagez avec d'autres la joie de votre foi". Youhou ! Vivat Papa ! Vive indoctrination! Vivat Respublica!
__________________________________________________
Chronique sur le(s) même(s) sujet(s) :
- Ave Maria sous les roquettes, les absurdités [saintes] de la semaine