Comme Jacques Chirac, Mme Bettencourt (pas la sauvage, l’autre) aurait des signes d'anosognosie. Oui l’anosognosie, c’est quand malgré les avis des experts on ne sait pas qu’on est malade. À ne pas confondre avec la fonction publique, où là, malgré les avis des experts on s’efforce de croire qu’on est malade! Reste à savoir si l’héritière de L’Oréal est atteinte de « démence mixte » parce qu’elle le vaut bien. En tout cas, on comprend mieux tous ces petits chèques distribués un peu partout, bah oui, Alzheimer stade « modérément sévère » est passé par là ! Mais si l’anosognosie fera triompher Chirac, on ne peut pas en dire autant pour la belle au bois dormant, aujourd’hui mise sous tutelle !

Non les menaces de mémé Lily de quitter la France en cas de mise sous tutelle n’ont pas effrayé le juge des tutelles qui, contrairement au FISC, n’aurait pas vu de changement dans son porte-monnaie dans un tel cas. Sachant également que le placement sous tutelle interdit toutes actions patrimoniales à l’intéressée, la quasi-grabataire n’aurait de toute façon pas pu quitter le pays !
Plus on est de fous, plus on rit dirons-nous ! Alors soit, revenons sur la pseudo prise d’otages d’aujourd’hui. « Aucune idéologie politique, aucune religion » énonçait M. X (serais-je donc le seul à ne pas révéler son identité ?) en braquant le pôle le moins efficace de la Recherche en France, j’ai nommé Pôle Emploi. « 45 ans, intelligence moyenne, culture moyenne, sans talents particuliers, français moyen », que dire de plus ? Alors le vilain monsieur s’est fait plaisir niveau revendications ; au lieu de commander une pizza il a dit tout haut ce que tout le monde dit tout haut depuis des années : « les CDI sont introuvables » ! Ensuite, après avoir cogité deux-trois minutes, il s’est souvenu de « l'impunité totale de certains extrémistes qui ont la liberté, pour faire valoir leur idéologie, de désinformer sciemment et officiellement, lyncher, ratonner, réaliser des chasses à l'homme, commettre des meurtres ». Véritable entrepreneur de conscience collective, M. Denisot (eh merde je l’ai dit !) en a profité pour citer le massacre du 17 octobre 1961, confondant la démission de Sarkozy, avec des menaces d’antisémitismes, et autres billevesées.

Un massacre que François Hollande, désormais candidat du PS pour la présidentielle, s'est fait une « joie » de reconnaitre. Il était là, lui. Il était sur le pont de Clichy en guise de recherche électorale, pardon, de solidarité avec les familles endeuillées ! Avant de manger le « pain noir » promis par une droite en manque de considération, le PS n’en demeurait pas moins présent à la commémoration du 50e anniversaire, contrairement à un État démocratique, parfois appelé Pays des Droits de l’Homme quand ça l’arrange, toujours incapable de renier la version officielle de Papon sur ces cadavres mystérieusement retrouvés.
Mais pour revenir à cette « Primaire citoyenne » du PS, les gueules récalcitrantes des cols blancs s’en émoustillent encore et encore. Selon M. Guaino, « Le général de Gaulle a voulu une élection à deux tours, pas à quatre tours ». Doit-on rappeler que le général de Gaulle situait la fonction présidentielle au-dessus des contingences politiques, et que par conséquent, dénigrer un parti pour le sien est purement contraire à l’idée Gaulliste ?
Alors que M. Fillon félicite le PS pour cette initiative à laquelle il aimerait sans doute participer en 2017, M. Copé quant à lui, s’en mord les doigts, lui qui s’était auto-proclamé candidat UMP pour les prochaines élections. D’ailleurs, il réunira l’UMP dès demain pour une convention anti-PS nommée « Le projet socialiste à la loupe : le grand malentendu » ; convention qui n’a pas grand intérêt puisque critiquer les dispositions qui les dézinguent ne fera pas avancer le Schmilblick !
« Franchement voir Arnaud Montebourg et Manuel Valls se serrer la main et s'auto-congratuler derrière le même candidat, cela mérite un bon film comique » a dit M. Mariani, oubliant sans doute la complicité de M. Borloo et de M. Guéant, unis derrière le président. Et Mme Morano d’ajouter une allusion à Walter Veltroni, investi à 75 % des voix comme candidat par la gauche italienne, mais ayant perdu quelques mois plus tard lors des législatives face au Dieu du sexe Silvio Berlusconi.
Bref, vous l’aurez compris, la Primaire a fait mal à la Droite, comme un nouveau-né vient prendre l’attention du fils jadis unique. Le combat risque donc d’être risible et à coups de « gauche molle » et autres coquecigrues !
__________________________________________________
Chronique(s) sur le même sujet :
- Pour la droite, l'emmerdant c'est la Rose !